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[FAQ] fr.comp.graphisme.pao

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Archive-Name: fr/comp/faq-pao

FAQ fr.comp.graphisme.pao
Dernière mise à jour : 25 septembre 2002
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1. Introduction
 
2. Choix du matériel
a. Généralités
b. Moniteurs et cartes écrans
c. Scanners
d. Palettes graphiques et souris
e. Imprimantes

3. Calibrage de la chaîne graphique
a. Réglages moniteur
b. Réglages scanner

4. Travail des images
a. Les différents formats d'image
b. La résolution
c. Les couleurs

5. Softs de PAO et de DAO

6. Polices de caractères

7. Flashage et impression

8. Statuts des indépendants

9. Bibliographie
 
10. Copyright

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1. Introduction

Pour savoir quels sont les thèmes abordés dans le forum fr.comp.graphisme.pao, 
consulter la publication mensuelle
« [Conseils d'utilisation] fr.comp.graphisme.pao » de Greg.

Cette FAQ n'a pas été rédigée dans le but de « former » les débutants en PAO 
et vous n'y trouverez pas matière à « vous en tirer tout seul » sans 
documentation ou formation adaptée. Par contre, elle vous permettra de 
résoudre certains problèmes fréquemment rencontrés par les amateurs comme par 
les professionnels. Elle permet aussi de répondre à certaines questions 
techniques « pointues » ou non, souvent abordées et peu approfondies.
Cette FAQ a patiemment été conçue par Frédéric Momméja, Jean-Marc Gargantiel 
et Corinne Boudon et gentiment relue et corrigée par Michel Guillou, Agnès 
Dolloz, Vincent Gillet, Jean-Luc Pradel et Grégoire Seither.
Merci également à Jacques André, Jean-Marc Mannucci et Olivier Randier pour 
leurs contributions.

Toute erreur ou question relative à ce document est à adresser directement aux 
auteurs. Les opinions exprimées dans cette FAQ n'engagent que les auteurs et
sont, bien sûr, sous leur seule responsabilité.

Une version html (paginée avec index) de cette FAQ est disponible sur le site 
de Jean-Marc Gargantiel : ,
une autre en version html monobloc, ici : 
 et là : 
.

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2. Choix du matériel

Q 2-a.1 : J'ai un Sinclair ZX81 et un Minitel et je voudrais me lancer dans la 
PAO. Pensez-vous que j'ai des chances de réussir, ou dois-je changer mon
matériel ?

R 2-a.1 : 
Oui, il va falloir en changer ! <;-)
Que vous utilisiez un PC, un Macintosh ou un système sous Unix, il vous faudra 
une machine puissante et la plus rapide possible, bien pourvue en mémoire 
vive (128 Mo un peu juste, 256 Mo étant un bon début). Bien entendu, il faut 
aussi une grande capacité de disques durs, les logiciels de PAO et les 
fichiers qu'ils génèrent pouvant peser plusieurs dizaines, voire centaines de 
méga-octets.


Q 2-b-1 : Comment choisir un bon moniteur ?

R 2-b-1 :
Un bon système d'affichage nécessite un bon écran *et* une bonne carte 
graphique. L'un mettant en valeur l'autre, les résultats seront décevants si 
l'un des deux composants est médiocre. La taille minimale pour un écran 
adapté à la PAO est le 19". Le 20" ou 21" étant à privilégier dans l'absolu 
car les logiciels graphiques actuels ont un besoin très important d'espace 
d'affichage.
Le confort total : 2 moniteurs !
Le plus gros affiche la fenêtre de travail, le second, les nombreuses palettes 
que mettent à notre disposition nos logiciels préférés. <;-)
Ce choix du (ou des) moniteur(s) est essentiel si vous passez plusieurs heures 
devant votre ordinateur tous les jours, surtout pour le graphisme où, 
souvent, on a le « nez collé sur l'écran »... D'autres facteurs sont aussi 
importants : la fréquence de rafraîchissement (plus elle est élevée pour une 
même résolution, mieux c'est), le pitch (moins il est élevé, mieux c'est), la 
résolution maxi. Vous trouverez dans toutes les revues informatiques et/ou 
les sites Web des fabricants des éléments comparatifs précis de ces 
matériels.
Enfin, tout bon écran doit pouvoir être branché indifféremment sur Mac, PC ou 
Station Unix (moyennant la connectique ad hoc).

Q 2-b-2 : Une carte graphique supplémentaire ?

R 2-b-2 :
En PAO, les temps de traitements de l'image, particulièrement au niveau de 
l'affichage graphique, sont très longs ! De longues secondes... minutes... 
(et même « heures » en cas de travail en 3D) pendant lesquelles la machine 
travaille au niveau du coprocesseur et de l'affichage, mais pendant 
lesquelles, vous, vous augmentez votre consommation de cigarettes ou de 
bières ! Les machines haut de gamme actuelles embarquent une carte vidéo en 
interne, et/ou de la Vram
(VidéoRam), par défaut souvent limitée en quantité. Il peut donc être 
intéressant d'augmenter la capacité de cette Vram ou bien d'acquérir 
carrément une carte d'accélération graphique. Il est très important de 
prendre une carte possédant suffisamment de mémoire pour pouvoir afficher le 
plus grand nombre de couleurs simultanément (16 Mo minimum). Une carte écran 
rapide « accélérera » par ailleurs l'affichage de toutes vos applications 
(jeux y compris) et donc tout le système d'exploitation semble accéléré. 
Psychologiquement, c'est agréable... <:-) 


Q 2-c-1 : J'ai désormais besoin de numériser des images, quel scanner me 
conseillez-vous ?

R 2-c-1 :
Il y a beaucoup de modèles différents, de gammes et d'utilisations 
différentes ; il est donc difficile de répondre complètement dans cette FAQ. 
On distingue en gros 2 grandes familles de scanners : les « à plat » (de 
bureau) et les « rotatifs » (à tambour). Les scanners rotatifs, nettement 
plus chers (minimum 15 500 euros) seront a priori plutôt réservés aux 
photograveurs, imprimeurs et/ou studios graphiques qui ont de gros besoins de 
« production ». Ils sont aussi meilleurs en définition, permettant des 
agrandissements que ne pourraient offrir les scanners « à plat ». Mais les 
scanners à plat sont bien adaptés à la majorité des travaux de PAO actuels. 
Ne serait-ce que pour des placements de photos dans des maquettes, pour faire 
des tests ou des présentations client.
Dans cette famille de scanners, on peut trancher en 2 « grandes » gammes de 
prix : les moins de 1 500 euros et les plus de 1 500 euros. La qualité 
d'acquisition fera toute la différence, bien évidemment ! Pour un très bon 
comparatif des scanners à plat, vous pouvez aller consulter la page de nos 
amis Jean-Noël et Nathalie Lafargue à : 
 où se trouvent tous les essais et 
infos dont vous aurez besoin pour vous faire une opinion. Pour ceux que 
l'anglais ne rebute pas et qui sont intéressés par les scanners de 
transparents :
.

Q 2-c-2 : Je pensais me fabriquer une sorte de table lumineuse que je mettrais 
sur les « dias » (« dia » ou « diapo » : abréviation de diapositive) et 
négatifs posés sur la vitre du scanner... avec des tubes équilibrés en 
lumière du jour (Biolux ?) Quid de la mise au point, est-ce gênant avec des 
caches de dias en plastique ?

R 2-c-2 : 
Ça va être gênant pour tout... mieux vaut abandonner tout de suite une idée 
aussi saugrenue ! <:-)
Pour numériser simplement des dias, ou des négatifs, vous avez besoin d'un dos 
pour transparents (rétroéclairé) qui n'est généralement pas fourni en 
standard mais disponible sur presque tous les scanners à plat.
Attention cependant, le résultat peut vous décevoir ! Un petit calcul s'impose 
(en supposant que la résolution *optique* et non interpolée du scanner est de
600 x 1 200) : 1 pouce = 2,54 cm
une dia représente donc 1,42 x 0,94 pouce avec une résolution de 600 points 
par pouces, une numérisation donnera une image de
(1,42 x 600) = 852 par (0,94 x 600) = 564 pixels 
C'est presque du 800 x 600 !
Avec une résolution de 1 200 points par pouces, une numérisation donnera une 
image de
(1,42 x 1 200) = 1 704 par (0,94 x 1 200) = 1 128 pixels 
C'est honorable pour un affichage écran. :o) Au mieux vous obtenez une image 
de 1 704 x 1 128 pixels. Pour une impression à 300 points par pouce, cela 
nous donne : 14,43 x 9,55 cm. C'est à peu près le format d'un petit tirage au 
labo du coin, mais sûrement pas la même qualité de définition...
Si vous souhaitez ne récupérer que vos photos de vacances sur l'écran ou créer 
des imagettes de placement, un dos transparent pour votre scanner à plat 
suffira sans problème. Si cela ne vous suffit pas, orientez-vous alors vers 
des scanners spécifiques aux transparents, qui donnent de meilleurs résultats 
que les dos pour scanners à plat.
Si vous avez beaucoup de diapos et/ou de négatifs à numériser au cours de 
votre activité, vous devrez privilégier ce type de scanner spécifique, 
pratiquement obligatoirement.
Dans tous les cas, consultez les URL données dans cette FAQ ou prenez conseil 
auprès de votre revendeur favori.


Q 2-d-1 : J'utilise une souris pour faire du dessin et on me conseille de 
passer à la palette graphique. Est-ce vraiment mieux et quelle est la 
différence avec une souris ?

R 2-d-1 : 
Une palette graphique possède un support actif à plat (la tablette) sur lequel 
vous dessinez et un stylet (crayon ou pointeur). C'est très utile pour les 
personnes qui ont l'habitude de dessiner à la main car elles retrouvent 
instantanément leur rythme et leur façon naturelle de dessiner. Il est aussi 
plus facile avec la palette de récupérer des dessins existant en repassant 
par dessus, en les calquant en fait.
Est-ce que c'est vraiment mieux ? C'est surtout complémentaire d'une souris, 
l'un ne remplaçant pas l'autre et la souris restant plus adaptée pour la 
manipulation du logiciel. Bien sûr, tout dépend de vos habitudes de dessin. 
On peut néanmoins remarquer que pour la PAO « pure » (c'est-à-dire la mise en 
page de documents, sur ordinateur), la souris est quand même très bien 
adaptée. Le stylet graphique se conçoit surtout si vous êtes illustrateurs et 
que vous travaillez plus particulièrement avec des softs comme Painter, 
Freehand, Illustrator ou Photoshop, pour dessiner, donc !

La gamme des tablettes Wacom est très appréciée par les graphistes pour sa 
qualité et sa robustesse... mais d'autres marques proposent également de bons 
modèles. Le mieux étant de les essayer avant d'acheter...

À noter la nouvelle gamme de tablettes Wacom : « intuos » dont les modèles A5, 
A4 et A3 sont fournis à la fois avec un stylet et _une souris_ « 4D Mouse » 
sans fil, dotée de 5 boutons et d'une molette, gérant les déplacements 
horizontaux, verticaux et en rotation... excusez du peu !


Q 2-d-2 : Quels critères prendre en considération lors de l'achat d'une 
palette graphique ?

R 2-d-2 :
a/ La dimension de la surface de travail et sa résolution d'analyse (nombre 
d'unités de déplacement détectables par la tablette lorsque le stylet est 
déplacé d'un pouce).

b/ La gestion de la pression exercée par le stylet et le nombre de niveaux de 
pression utilisés.

c/ La qualité des drivers fournis avec la palette.


Q 2-d-3 : Existe-t-il une souris meilleure qu'une autre pour le graphisme ?

R 2-d-3 : 
Certaines souris sont tout simplement plus maniables que d'autres et/ou plus 
sensibles. Elles peuvent être plus ergonomiques, donc plus agréables à 
utiliser. Bien entendu, il faut privilégier une souris haut de gamme pour le 
graphisme.
Le tapis est lui aussi très important, car certains « encrassent » ou 
accrochent plus que d'autres.
Notez que les souris « optiques » (relevé du déplacement par capteurs 
optiques) ne connaissent pas ou peu le problème d'encrassement qui frappe les 
souris « mécaniques ».
À vous de les essayer et de voir la souris qui convient à la taille de votre 
main et à votre « toucher ». N'oubliez pas de régler vos préférences en 
fonction de votre utilisation :
- dans Tableaux de bord/Souris sur Mac,
- dans Paramètres/Panneau de configuration/Souris sous Windows (= Win95, 98, 
2000, XP et NT). En général, souris réglée plus lente pour dessiner, plus 
rapide pour manipuler le système et les menus.


Q 2-e-1 : Pour la PAO, quelqu'un m'a conseillé une imprimante laser, qu'en 
pensez-vous ?

R 2-e-1 :
Si elle est PostScript, oui. Le problème majeur est le prix qui est bien sûr 
plus élevé que pour les imprimantes à jet d'encre (qui ne sont pas, 
d'origine, PostScript).
Le prix d'une bonne imprimante laser noir et blanc PostScript commence à 
partir d'environ 1 000 euros.
Pour une imprimante couleur PostScript, comptez plutôt 1 200 à 2 000 euros 
pour le très bas de gamme. Il est possible de faire traiter du PostScript par 
une imprimante non PostScript au départ, en se procurant ce que l'on appelle 
un RIP PostScript, qui est en fait un interpréteur « déporté », c'est-à-dire 
qu'au lieu de se trouver dans l'imprimante, c'est un logiciel qui tourne en 
mémoire de l'ordinateur pilotant celle-ci (ex. : StyleScript, Ghostscript, 
Freedom of Press, Adobe Screen Ready, etc.).
Les fichiers PostScript pourront ainsi être imprimés sur une imprimante jet 
d'encre, en respectant les courbes (lissées) et les effets PostScript 
intégrés dans votre fichier. Bien entendu, il y a des inconvénients (temps de 
traitement, lourdeur à l'utilisation, Ram nécessaire, etc.) mais aussi des 
avantages offerts seulement par quelques RIP : « debuggage » de fichier PS, 
fichier PS interactif, etc.

Q 2-e-2 : Je veux acheter une imprimante PostScript. Quelle mémoire doit-elle 
avoir ?

R 2-e-2 :
Pour une imprimante en noir à 600 ppp, 8 Mo paraissent le minimum pour un 
travail standard de PAO mais des dessins complexes peuvent nécessiter 16 ou 
32 Mo.
Pour une imprimante couleur, 32 Mo semblent le minimum.

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3. Calibrage de la chaîne graphique

Q 3-a-1 : Mes couleurs, bien réglées sur XPress, se visualisent très 
différemment sous un autre logiciel. Puis-je régler cela ?

R 3-a-1 :
Un écran doit être calibré pour pouvoir afficher des couleurs CMJN 
correspondant aux imprimés que vous produisez (voir le chapitre sur les 
différences entre RVB et CMJN).

Vous pourrez également consulter avec profit le site d'Emmanuel Florio :
.

Q 3-b-1 : À l'acquisition, mon scanner fonce les images et les contrastes ne 
sont pas assez soutenus. Que faire ?

R 3-b-1 :
Même remarque que ci-dessus. Une chaîne graphique complète (scanner, écran, 
imprimante) doit être calibrée précisément pour que l'affichage écran 
corresponde au résultat imprimé désiré. Vous aurez toujours une différence 
entre l'écran et l'impression (ou le scanner) mais, ce qui compte, c'est que 
cet écart soit le « moins grand possible » et, surtout, que vos imprimés 
finaux soient « propres ». Le calibrage d'une chaîne graphique est 
_primordial_ et indispensable pour tout travail sérieux sur les images et les 
illustrations qui seront ensuite imprimées. Ce calibrage devra être refait 
régulièrement, dans des conditions d'éclairage « contrôlées » (donc « 
contrôlables »), car les écrans vieillissent tous les jours et changent 
d'eux-mêmes au niveau de leur colorimétrie.

Q 3-c-1 : Lorsque j'imprime mon document couleur sur mon imprimante, les 
couleurs sont très différentes de ce que je visualise sur mon écran pourtant 
très bien réglé. Comment gérer ce problème ?

R 3-c-1 :
L'écran est peut-être très bien calibré, mais certainement pour un type 
d'impression donné (votre imprimeur par exemple). Ce calibrage ne sera donc 
pas valable pour toute autre imprimante que celle-ci. Dans votre cas, il 
faudra créer plusieurs « profils » de calibrage : un pour votre imprimante de 
bureau et un autre pour l'imprimante de l'imprimeur.

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4. Travail des images

Q 4-a-1 : Quelle est la différence entre une image bitmap et une image 
vectorielle ?

R 4-a-1 : 
Une image bitmap est composée de points (ou pixels) et une image vectorielle 
d'objets définis par leurs coordonnées par rapport à une origine de 
référence.
La dernière est plus facilement modifiable que l'autre. L'image bitmap peut se 
trouver sous beaucoup de formats différents (EPS, TIFF, GIF, JPEG, PICT, PCX, 
BMP, PSD, PCD pour les plus standards) générés eux aussi par de nombreux 
logiciels (Photoshop, PaintShop Pro, etc.). L'image vectorielle, si elle peut 
se trouver sous différents formats relatifs aux logiciels qui les ont générés 
(AI [ou EPS] pour Illustrator, CDR pour Corel Draw...), est plus fréquemment 
utilisée sous le format EPS.

Il faut noter 2 choses :
a/ Vous remarquerez que le format EPS figure dans les deux listes (bitmap _et_ 
vectoriel). Le format EPS (Encapsulated PostScript ou « PostScript 
Encapsulé » en français) a justement été conçu pour disposer d'un 
« contenant » susceptible d'héberger photos et illustrations, qu'elles soient 
d'origine bitmap ou vectorielle. C'est un format passe-partout _à condition_ 
que son code PostScript soit « propre », c'est-à-dire qu'il soit généré par 
un programme qui gère le langage PostScript correctement (au hasard : 
Photoshop et Illustrator par exemple <;-).

b/ Nous vous conseillons de proscrire l'utilisation du format PCX car chaque 
concepteur de soft ayant défini son propre format PCX, il en existe des 
tonnes, avec des algos de compression différents, incompatibles les uns avec 
l'autres. À fuir donc.

Pour plus d'informations, vous pourrez consulter le site 
 qui contient également une 
rubrique sur les formats d'images.
Pour ceux qui s'intéressent également à la programmation, la description du 
codage binaire de la plupart des formats graphiques (toutes plate-formes 
confondues) est accessible en anglais sur .

Q 4-a-2 : Puis-je passer d'une image vectorielle à une image bitmap et 
inversement ?

R 4-a-2 :
Il n'y a aucun problème pour transformer une image vectorielle en une image 
bitmap. Il suffit de l'exporter en un fichier de type bitmap que l'on pourra 
ensuite éditer dans n'importe quel soft bitmap. La manipulation inverse est 
en revanche impossible, sauf à passer par un logiciel spécifique (du genre de 
Adobe Streamline) qui va transformer les zones bitmap en tracés vectoriels, 
de façon automatique et paramétrable, en fonction de vos réglages et de vos 
besoins spécifiques. La qualité est excellente, mais les réglages optimaux 
sont assez compliqués à trouver... il faut tâtonner un moment avant de 
trouver le meilleur réglage pour tel ou tel type d'image....
Une alternative possible est de travailler avec Photoshop : utiliser la 
baguette magique et les autres outils de sélection de Photoshop, convertir la 
sélection en tracé, puis exporter (ou copier-coller) ce tracé vers 
Illustrator.

Q 4-b-1 : Qu'est-ce que la résolution d'une image et comment peut-on la 
calculer ?

R 4-b-1 :
La résolution d'une image mesure la finesse de détails d'une image numérique. 
L'échelle utilisée pour l'exprimer dépend du périphérique de visualisation : 
- sur écran, on la mesure en pixels (ou points) par pouce (ppp ou ppi) ou 
pixels par centimètre (ppcm).
- en imprimerie, (sur papier, film ou bromure), on la nomme linéature et elle 
est mesurée en lignes par pouce (lpp ou lpi) ou, plus rarement, en lignes par 
cm (lpcm).
Ainsi, plus la résolution (ou la linéature) est élevée, plus il y a de détails 
dans l'image. Mais rien ne sert d'aller trop loin dans la haute résolution, 
les imprimantes et les écrans ayant un niveau maximal de résolution qu'il est 
donc inutile d'essayer de dépasser sous peine de générer des fichiers 
extrêmement lourds (en taille), pour rien, donc ! En général, un écran ayant 
une résolution de 72 ppp, il est inutile d'avoir une image ayant plus que 72 
ppp de résolution, si c'est pour la garder à l'écran. Cela n'améliorera pas 
du tout la qualité de l'image, dans ce cas.

Q 4-b-2 : On me parle de résolution tonale. Qu'est-ce que c'est que ce truc ?

R 4-b-2 :
Il s'agit du nombre de bits utilisés pour coder les couleurs d'une image 
numérique. Une image dont la résolution tonale est codée sur 1 bit ne 
permettra d'avoir que du noir ou du blanc (un bit pouvant prendre la valeur 0 
ou 1). Codée sur 4 bits, elle pourra contenir 16 couleurs (2 puissance 4). 
Codée sur 8 bits, elle pourra contenir 256 couleurs (2 puissance 8) ; c'est 
le cas de la plupart des similis (images en niveaux de gris) et des images 
GIF utilisées sur Internet. Codée sur 24 bits, elle pourra contenir plus de 
16 millions de couleurs (2 puissance 24), c'est le cas des images destinées à 
la visualisation écran en couleurs réelles (notamment des images au format 
JPEG utilisées sur Internet). Codée sur 32 bits, elle pourra contenir plus 
d'un milliard de couleurs (2 puissance 32) ; c'est le cas des images 
destinées à l'impression en quadrichromie. Il va sans dire que plus la 
résolution tonale est élevée, plus l'image pèse lourd en termes d'occupation 
mémoire.
Exemple : Une même image de 1000 x 1000 pixels pèse:
- 123 Ko si elle possède une résolution tonale de 1
((1 000 x 1 000 x 1) / 8) / 1 024 = 122,07 Ko
- 489 Ko si elle possède une résolution tonale de 4
((1 000 x 1 000 x 4) / 8) / 1 024 = 488,28 Ko
- 977 Ko si elle possède une résolution tonale de 8 (simili ou couleur)
((1 000 x 1 000 x 8) / 8) / 1 024 = 976,56 Ko
- 2,86 Mo si elle possède une résolution tonale de 24 (RVB)
((1 000 x 1 000 x 24) / 8) / 1 024 = 2 929,68 Ko / 1 024 = 2,861 Mo
- 3,82 Mo si elle possède une résolution tonale de 32 (CMJN)
((1 000 x 1 000 x 32) / 8) / 1 024 = 3 906,25 Ko / 1 024 = 3,814 Mo

Q 4-b-3 : Et la résolution optique d'un scanner, c'est quoi ?

R 4-b-3 :
C'est la résolution obtenue sur un scanner par échantillonnage *direct* d'un 
document opaque ou transparent. La résolution de l'image numérique qui en est 
issue s'exprime en points (ou pixels) par pouce (ppp ou ppi). La plupart des 
scanners offrent une « résolution effective » supérieure à leur résolution 
optique en ajoutant à l'image des pixels supplémentaires par interpolation 
logicielle. Le meilleur résultat sera *toujours* obtenu en ne dépassant pas 
la résolution optique du scanner. Attention, sur les documents commerciaux 
des scanners, c'est généralement la résolution *effective* qui est mise en 
avant.
Elle ne doit jamais être prise en compte lors de l'achat d'un scanner. 
Demandez toujours la résolution *optique* du scanner ; c'est elle qui fera la 
différence entre 2 scanners. 

Q 4-b-4 : Un client m'a demandé de lui numériser une image en 1 500 x 900 
pixels, sans me préciser à quelle taille ni à quelle résolution. Comment 
faire ?

R 4-b-4 :
Ces informations sont redondantes !
Une image est définie soit par sa taille absolue exprimée en pixels, soit par 
sa taille relative (exprimée en unité de mesure « mm, cm », etc.) _et_ sa 
résolution.
Une image de 1 500 x 900 pixels (sa taille absolue) aura une taille relative 
de 12,7 x 7,62 cm en 300 points par pouce (ou 120 points par cm). En 150 
points par pouce, la même image de 1 500 x 900 pixels aura une taille 
relative de 25,4 x 15,24 cm.

Q 4-b-5 : Comment calculer la résolution de numérisation d'une image en 
fonction de la technique de reproduction utilisée ?

R 4-b-5 : 
Allons-y pour un peu de théorie !
<;-)
Facteur d'échelle = Taille désirée / Taille de l'original

_Images au trait_

Résolution de numérisation = Résolution du périphérique de sortie x Facteur 
d'échelle
Ex. : Imprimante laser 600 ppp, échelle : 1,5
Résolution de numérisation = 600 x 1,5 = 900 ppp
Taux d'agrandissement/réduction = 100 %
ou bien
Résolution de numérisation = 600 ppp
Taux d'agrandissement/réduction = 150 %

_Images couleur & en niveaux de gris (similis)_

a/ Impression par tramage conventionnel :
Résolution de numérisation = Linéature x Facteur de qualité (fq) x Facteur 
d'échelle
Empiriquement, on considère que fq = 2 si la linéature est inférieure ou
égale à 133 lpp, et que fq est supérieur ou égal à 1,5 si la linéature est 
supérieure à 133 lpp.
Ex. : Linéature : 175 lpp, échelle : 1,5
Résolution de numérisation = 175 x 1,5 x 1,5 = 394 ppp
Taux d'agrandissement/réduction = 100 %
ou bien
Résolution de numérisation = 263 ppp
Taux d'agrandissement/réduction = 150 %

b/ Impression par tramage stochastique (ou aléatoire) :
Résolution de numérisation =
Linéature de référence x Facteur de qualité (fq) x Facteur d'échelle.
Ici fq est supérieur ou égal à 1
Ex. : Linéature de référence : 175 lpp, échelle : 1,5
Résolution de numérisation = 175 x 1 x 1,5 = 263 ppp
Taux d'agrandissement/réduction = 100 %
ou bien
Résolution de numérisation = 175 ppp
Taux d'agrandissement/réduction = 150 %

c/ Impression en tons continus sur papier (sublimation) :
Résolution de numérisation =
Résolution du périphérique de sortie x Facteur d'échelle (valable également 
pour les images en niveaux de gris sur imageur)
Voir exemple image au trait.

d/ Impression en tons continus *couleur* sur film (imageur de diapos) :
Résolution de numérisation = 
Résolution du périphérique de sortie x Facteur d'échelle 
avec Résolution du périphérique de sortie = Nbre maxi de pixels adressables de 
l'imageur (4 096, 8 192 ou 16 384) / Plus grand côté du film exprimé en 
pouces (24 x 36 -> 1,5").
Ex. : Diapo 24 x 36, Imageur 8 Ko, échelle : 1,5
Résolution de numérisation = (8 192 / 1,5") x 1,5 = 8 192 ppp
Taux d'agrandissement/réduction = 100 %
ou bien
Résolution de numérisation = 5 462 ppp
Taux d'agrandissement/réduction = 150 %

Q 4-c-1 : Quelle est la différence entre RVB et CMJN ?

R 4-c-1 :
CMJN (ou CMYK en Anglais) = Cyan, Magenta, Jaune, Noir . 
RVB (ou RGB en Anglais) = Rouge, Vert, Bleu.
Ce sont 2 espaces colorimétriques différents en taille et en utilisation. En 
imprimerie, on n'utilise _que_ le CMJN et _jamais_ le RVB. Pour l'affichage 
écran uniquement, par contre, le RVB est beaucoup plus adapté.
Il faut savoir que l'espace colorimétrique RVB est nettement plus grand que le 
même espace en CMYK. En clair, il y a plus de couleurs possibles en RVB qu'en 
CMJN. Par exemple, les couleurs bien fluo que l'on peut afficher en RVB sur 
un écran ne donneront rien une fois imprimées en CMYK (on utilise des encres 
spéciales, dans ce cas, pour les fluos imprimées). Cela est dû à la 
combinaison des pigments des encres d'imprimerie (CMJN) qui ne permettent 
d'obtenir qu'une palette de teintes beaucoup plus limitée que les millions de 
couleurs affichables sur un écran en RVB.
Le RVB est donc un mode de couleurs qui ne doit servir qu'à l'affichage ou à 
l'impression sur imprimante personnelle, qui imprimera donc en RVB. Il sert 
principalement pour Internet. Le CMJN sert, lui, à la conception de documents 
qui vont être imprimés.

Q 4-d-1 : Y a-t-il une information disponible sur le traitement de l'image 
numérique ?

R 4-d-1 :
Emmanuel Florio, chromiste-photograveur de profession, a écrit le « Guide de 
la couleur et de l'image imprimée », édité par l'Atelier Perrousseaux
. Il y aborde toutes les étapes du traitement de 
l'image : calibration, photogravure, corrections et retouches de l'image 
numérisée.

Q 4-d-2 : Et sur l'engraissement ?

R 4-d-2 :
Daniel Metz a eu la gentillesse de mettre ses connaissances sur le sujet à 
votre disposition... là : .

Q 4-e-1 : Qu'est-ce que le format TIFF-IT ?

R 4-e-1 :
C'est un format d'échange de données numériques bitmap dans le domaine des 
publicités pour magazines.
Pour plus d'infos, consulter le site  en anglais...

Q 4-e-2 : Quel format vaut il mieux utiliser : TIFF ou EPS ?
Plus generalement quelles sont les contraintes/avantages liées à l'utilisation 
du TIFF ?

R 4-e-2 :
TIFF :
- uniquement réservé aux images bitmaps
- reconnait les modes de couleurs (RVB, CMJN) + codage 
- reconnait également les images codées en 8 bits (niveaux de gris) et en 1 
bit (mode "bitmap")
- ne reconnait pas le mode bichromie
- permet une meilleure prévisu dans XPress que l'EPS
- au Ripping, seule la partie visible de l'image dans un bloc Xpress est 
traitée.
- autorise une compression de l'image (LZW) qui, contrairement au « jipègue », 
n'est ni destructrice  ni irréversible (ça signifie que tu peux 
ré-enregistrer ton image en retrouvant le poids du fichier avant compression)
- cette compression a une efficacité proportionnelle à la simplicité de la 
structure de l'image (grandes zones d'aplats = compression élevée)
- ne reconnait pas les tracés vectoriels
- reconnait les couches alphas codées en 8 bits (256 niveaux de gris). Cette 
dernière caractéristique est parfaitement exploitée dans la 3D, la plupart 
des softs pouvant exporter l'image du rendu en utilisant une couche alpha 
pour isoler les objets de la scène (très pratique pour reprendre l'image dans 
« fotochope »). Par contre, ces couches ne sont pas reconnues par les softs 
de mise-en-page, ou pas complètement : en effet, XPress dans sa version 4 
sait les reconnaître, mais codées sur 1 bit seulement, donc pas de 
transparence...

EPS :
- format PostScript encapsulé.
de fait :
- peut être soit de type « bitmap » soit de type « tracés vectoriels »
- reconnaît les 2 modes de couleurs (RVB et CMJN)
- reconnaît également les images codées en 8 bits (NdG), en 1 bit (mode 
bitmap) et surtout le mode bichromie
- n'affiche qu'une prévisualisation basse-définition dans XPress
- au Ripping, l'image est traitée en entier, même si elle n'apparaît que 
partiellement dans un bloc Xpress
- permet une compression JPEG, seulement exploitable par certains Rip de la 
dernière génération, qu'il vaut mieux utiliser en qualité maximale (à cause 
des caractéristiques de destruction et d'irréversibilité du format JPEG)
- permet les masques, par tracés vectoriels
- ne reconnaît pas les couches alpha.
- peut aussi servir à séparer les couleurs, avec un fichier par couche et être 
ainsi utilisé de manière groupée, dans un ensemble de fichiers appelé le 
format DCS.

Q 4-f-1 : J'ai la flemme de refaire le logo de mon client, pourtant très connu 
sur le marché...
Pourrais-je le trouver quelque part sur Internet ?

R 4-f-1 :
Voici la liste de quelques sites proposant des logos d'entreprises à 
télécharger :











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5. Softs de PAO et de DAO

Q 5-1 : Quels sont les meilleurs logiciels de mise en page ?

R 5-1 :
Tout dépend de l'environnement que vous êtes habitués à utiliser (Windows, 
Mac, etc.) et ce que vous comptez en faire bien entendu. Vous ne choisirez 
pas la même chose pour faire de la pub, des livres ou des documents destinés 
à être publiés électroniquement.
La plupart des logiciels existent maintenant sous Mac et PC et leurs 
différences sont minimes. Pour cette raison, il vaut mieux privilégier le 
système sur lequel vous êtes le plus à l'aise à part si vous êtes sous Unix, 
système sous lequel les choix sont très restreints. Enfin, il est important 
de vous renseigner auprès de vos sous-traitants éventuels pour savoir quels 
softs ils utilisent, sous quelles versions, etc.

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